Démarche

À travers ma pratique, je cherche à créer un univers où la peau ne serait plus une cloison étanche entre le monde et soi. L’hypothèse à la base de ma démarche est que si notre identité se définit à travers les relations qu’on entretient avec les autres et avec notre environnement, par conséquent, créer des objets qui donnent à voir ces liens, serait créer une voie d’accès à l’identité d’une personne. Ainsi, en créant des objets-sculptures servant d’outils à mettre en relation le corps et à le mettre en scène, je cherche à cerner qui est l’être humain et comment il se définit à travers les lieux, les objets et ses relations avec les autres. Dans mon travail, j’utilise la sculpture comme rupture dans l’uniformité du quotidien, et comme élément servant à déclencher un questionnement profond sur l’identité, sur les codes régissant les relations entre les gens et sur notre rapport à l’autre et à notre environnement. La sculpture est employée comme un miroir qui déforme, mais surtout qui amplifie la réalité, et ce, afin de faire jaillir un sens du quotidien et d’en permettre une relecture. En faisant voir des réalités intérieures à l’extérieur du corps, je voudrais alléger le poids de ces vérités cachées et ainsi conférer aux oeuvres créées un rôle exutoire. Le rapport d’échelle entre l’oeuvre et le spectateur occupe une place importante dans mon travail. L’oeuvre est tantôt gigantesque et confronte le spectateur et à d’autres moments elle est miniature et l’interpelle en infiltrant son imaginaire plus sournoisement.